Energie électrique : l’Union Européenne et la France s’engagent en Guinée

electritéFaire bénéficier un grand nombre de Guinéens d’une énergie propre, fiable, suffisante et au meilleur coût. Voilà le défi que la France et l’Union européenne se sont lancées pour la Guinée. A travers une coopération multilatérale, l’UE et Paris ont pris ce jeudi 8 juin un engagement devant permettre à la Guinée d’exploiter au maximum son potentiel électrique, estimé à quelque 6 000 MW pour l’hydroélectrique.

Alors que la Guinée s’est lancée dans un vaste programme d’électrification pour connecter 712 000 ménages d’ici 2020, l’Union européenne et la France viennent de signer, ce jeudi 8 juin à Bruxelles, une déclaration conjointe pour une coopération renforcée dans le domaine de l’énergie durable. Cet engagement de l’UE et de la France dans le domaine de l’énergie, au profit de la Guinée, peut être considéré comme une véritable aubaine quand on sait que seulement 18% de la population guinéenne bénéficient d’une offre d’électricité fiable et de meilleure qualité. Un chiffre révélé par la Banque mondiale qui a financé, dans le pays, trois projets dans le cadre d’un programme intitulé «Energie durable pour tous», pendant la période 2015-2017.

En signant cet engagement, la Guinée, la France et l’Union européenne «souhaitent travailler étroitement pour relever les défis actuels du secteur de l’énergie». Parmi ces défis figurent la mise en œuvre des réformes, la création d’un environnement favorable pour les investissements du secteur privé et la promotion de l’électrification rurale décentralisée. Plus concrètement, il s’agira de renforcer les investissements et le transfert de savoir-faire à travers la participation du secteur privé.

Egalement au cœur de cette coopération multilatérale, l’utilisation de technologies modernes en milieu rural pour permettre aux populations les plus vulnérables de bénéficier d’un accès assuré à l’énergie. En Guinée, 65% de la population vit en milieu rural.

Un potentiel énorme à exploiter

Il est aussi question, selon un communiqué de la délégation de l’Union européenne en Guinée, de «promouvoir un usage efficient des ressources d’énergie durable de la Guinée au premier rang desquelles son potentiel hydroélectrique…». Le pays dispose d’un potentiel hydroélectrique exploitable estimé à 6 000 MW, pour une énergie annuelle garantie de 19 300 GWh. Seulement, 2% de ce potentiel sont mis en valeur à ce jour.

Lors de la cérémonie de signature de la déclaration conjointe à Bruxelles, Moustapha Mamy DIABY, ministre guinéen des Postes, télécommunications et de l’économie numérique, a estimé que pour lever ce paradoxe, «la République de Guinée est engagée dans la promotion de l’énergie durable pour ses citoyens. Nous nous sommes engagés sur ce chemin en ratifiant avec d’autres pays africains l’accord de Paris sur le changement climatique. Nous espérons que beaucoup d’autres nous rejoindront sur ce chemin».

 

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